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Accueil > Coworking  > [3par3 avec Magali] « Toutes les nouvelles personnes qui sont arrivées ont apporté leur pierre à l’édifice »

Nous poursuivons avec Magali notre série de billets de blog sur les membres de notre collectif.

Le principe ? Trois questions et trois images : un portrait (la tête), une mise en situation (le corps) et un espace de travail (l’esprit).

C’est le trois par trois, et on y va.

3par3mag

Bonjour Magali, comment t’appelles-tu et peux-tu te présenter ?

[Rires] Et toi [xxxxxx], comment t’appelles-tu ?

Je m’appelle Magali et je suis télétravailleuse. Je fréquente le Coworking Pays basque depuis octobre 2012, si je me souviens bien. Cela fait donc pile trois ans en ce mois-anniversaire.

Je suis commerciale export chez European Sourcing, une société basée à Agen et Bordeaux, depuis bientôt 9 ans : j’y ai travaillé trois ans au siège à Agen, trois ans depuis chez moi et trois ans depuis le Coworking Pays basque.

Comment es-tu arrivée au Coworking Pays basque ?

Après trois ans passés à travailler depuis chez moi, j’ai commencé à subir le vide social et à ressentir un manque de dynamisme. C’était en 2012. Je me suis donc mise à chercher un bureau à louer sur… le Bon Coin, et j’ai trouvé une annonce qui se démarquait des autres.

Cette annonce parlait de « coworking ». Je ne connaissais pas le terme, mais j’ai aussi lu « partage de bureaux », « espace ouvert aux salariés, aux entrepreneurs, aux indépendants, etc. », ainsi que des concepts comme « mutualisation des moyens ». Tout cela semblait vague, mais l’idée était attractive pour moi qui me sentais isolée, d’autant que le prix était particulièrement intéressant.

J’ai donc pris mon téléphone à deux mains et c’est Jean-Christophe (JC), alors président de l’association, qui m’a répondu. Il m’a réexpliqué le concept et indiqué où se trouvait l’espace, à l’époque sur la technopole Izarbel, à Bidart. Il en a profité pour m’inviter au fameux co-pique-nique du jeudi.

C’était un jour de soleil radieux et nous avons mangé sur la terrasse du local, face à la Rhune. Cinq-six personnes étaient présentes et, comme le veut cette tradition du jeudi, chacun avait apporté de quoi manger.

JC m’a expliqué le concept et décrit la situation : à cette époque, le Coworking Pays basque était hébergé par l’aNTIC (agence Pays basque pour les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), une association loi 1901 implantée sur la technopole Izarbel.

J’ai franchi le pas.

J’étais installée dans un open space. Les trois personnes de l’aNTIC qui se trouvaient à l’étage de notre open space, ont été dans les tout premiers temps mes seuls contacts pendant mes journées de travail. JC, très heureux d’avoir enfin un VRAI coworker dans l’espace, passait régulièrement pour me tenir compagnie. Il m’a beaucoup chouchoutée car il était soucieux que tout se passe bien pour moi.

Le rituel du jeudi s’est perpétué. Petit à petit, certains membres de l’association ont commencé à venir travailler de temps à autre à l’espace.

Mars 2013, premières portes ouvertes. Le Coworking Pays basque a commencé à frémir, quelques nouveaux adhérents et travailleurs nomades nous ont rejoints, mais aussi et surtout trois ou quatre coworkers résidents, et le concept a commencé à prendre.

J’étais très confiante quant au développement du projet, même si nous avons eu de nombreuses périodes de doute.

Fin 2013, notre partenariat avec l’aNTIC s’est terminé. Nous avons dû chercher un nouveau local, d’autant que d’autres personnes souhaitaient nous rejoindre. Nous sommes tombés sur le loft de la rue des Mésanges, dans la zone d’Iraty à Biarritz, au tout dernier moment. C’était inespéré et très avantageux pour nous, d’autant que l’emplacement était idéal.

C’était reparti pour un tour : nous avons créé une première version de notre site Internet, développé notre communication et organisé de nouvelles journées portes ouvertes fin septembre 2014, qui ont encore attiré du monde.

Notre bail touchant à sa fin en décembre 2014, nous avons encore dû déménager. Et une nouvelle fois, la recherche d’un local, à laquelle j’ai pris part, n’a pas été simple. Mais nous avons tout de même fini par trouver l’actuel, rue Chapelet.

Évidemment, nous avons essuyé les plâtres au début : chauffage, éclairage, agencement… Tout n’a pas été au point dès le premier jour. Mais au fil des semaines, en prenant les projets l’un après l’autre et en répartissant le travail par petits groupes de volontaires, nous avons pu annexer une salle adjacente pour nous agrandir, réaliser des travaux de confort et de réaménagement (afin de créer une vraie salle de réunion fermée, par exemple) et, globalement, faire des bureaux de cette ancienne entreprise un espace où il fait bon vivre et bon travailler dans lequel – et hors duquel ? – beaucoup de projets enthousiasmants sont encore en cours !

Ce que j’aime, dans ce projet, c’est que toutes les nouvelles personnes qui sont arrivées ont apporté leur pierre à l’édifice.

La rue du Chapelet est une nouvelle étape décisive puisqu’elle s’inscrit, cette fois, sur le long terme. Nous nous sommes remis en marche, plus nombreux que jamais, toujours indépendants et toujours prudents, mais bien décidés à aller de l’avant.

Et demain ?

J’ai assisté depuis les premières loges à l’évolution de l’association et de ses espaces. J’ai connu ses bas et ses hauts et le constat est là : il n’y a plus que des hauts.

Nous sommes tous fiers de participer à cette aventure humaine. L’évolution est visible : alors qu’il y a quelques mois encore, nous avancions prudemment sans savoir si nous serions assez nombreux pour pouvoir financer nos projets, nous avons dû mettre en place une liste d’attente à la rentrée !

Mais nous y sommes. Et nous sommes si nombreux que, poussés par des contraintes de place, nous réfléchissons déjà à la prochaine étape : l’essaimage avec, qui sait – et je l’espère –, l’ouverture d’un second Coworking Pays basque, pourquoi pas à Bayonne. Ce lieu pourrait d’ailleurs être ouvert à d’autres activités que celles du tertiaire, largement majoritaires aujourd’hui.

Aujourd’hui, je ne me vois absolument pas changer d’avis et retourner seule dans un bureau, même si je changeais de ville. Il y a trop d’ondes positives ici. Nous partageons de nombreux moments au-delà même du travail, car il y a quantité d’à-côtés conviviaux, du running à plusieurs aux soirées entre amis, en passant par les sorties culturelles.

Je suis impressionnée par notre organisation et par la manière dont nous fonctionnons, à l’horizontale, avec ces prises de décisions collectives… qui marchent. Venant du privé, où tout est le plus souvent pyramidal, ce n’était pas dans ma culture professionnelle de départ, mais force est de constater que c’est une réussite.

Nous pouvons être fiers. Nous parvenons vraiment à « travailler autrement ».

 

[Crédit photo : Cendrine Bidal]

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